19 octobre 2005.
Ce poème avait fait pleurer une femme, d'une cinquantaine d'années, dans les aléas grisâtres d'une pièce de charité.
Eclatant en sanglots, elle avait pris ma main, au repas - j'étais resté de marbre, n'interprétant ce geste dans ma froideur impardonnable.
J'ai pu dire le rêve au chemin d'Ouelen.
Le temps d'un oeil osé d'Irkoutsk à Baatar
L'international avait pris du retard
Et sur ses carreaux clos fleurissait notre haleine.
Rangées de bancs aigris, cloches grises de laine,
Soldats très amaigris flanqués de chiens bâtards,
Les heures démontées semblaient s'aligner tard
Sur la voûte assignée aux échos de la plaine.
Aral à l'agonie, ô champs pétrolifères,
Quand a-t-on corrompu vos carcasses de fer ?
Blaise a quitté Moscou, ses mil tours sont les nôtres ;
A l'avant-plan sommeille un souvenir d'apôtre.
Lui devant moi - j'attends que Jeanne me sourie
Pour écrire à mon sens les mots de Sibérie.
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Par francois delhaye
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