Présentation

Liens

Vendredi 13 avril 2007
24 janvier 2007.
Le vent m'est certainement, toutes proportions gardées, ce que la lune fut à Laforgue. Sensuel, omniprésent, détracteur et fondateur bienfaisant du monde, il inonde et transforme, glace et réchauffe à sa guise capricieuse.

Oh Tout ton corps figé était mis d'érythèmes,
A travers ta peau vierge on pouvait voir tes os.
Un vent frais s'ingéniait à geler ton museau,
Et de couleur de pluie, le temps tapait les brèmes.

Il ronronnait, le vent, du plaisir de t'avoir.
Toi, pantoise, encor vive allumais ses baisers.
Tu blâmais son embrace à la cendre irisé,
Et sur les champs brûlés tes yeux ne pouvaient voir.

Le muguet du printemps n'éclorait ses boutons
Sur la plaine équarrie, sciée comme un béton.
Tu, plantée, n'écoutais que ton coeur dystrophique,

Par ta poitrine ailée ceint comme un padischah.
Devant toi le plancher grimé de galuchat
Promettait la chaleur de tes pleurs magnifiques.

Sous licence Creative Commons by-nc-nd 2.0
Par francois delhaye
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
 
Blog : Culture sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus