6 janvier 2007.
Un poème aux relents déistes, croyance que je ne saurais qu'embrasser, si j'étais un être religieux.
L'ermite évoluait, bercé par la prairie,
Dans le vent violent qui caressait la plaine.
Et son ventre était vide et sa besace pleine
De registres pieux et de bondieuseries.
Sur l'étendue ravie du sentiment céleste
S'élançait le monial dans le vent princier,
Et son sac abondant, son visage émacié
Et son estomac creux cheminaient d'un pas leste.
Oh comme il était beau, l'ascète aux dents jaunies !
Dans ses yeux égarés, perdus dans l'agonie
Des campagnes d'autour qui semblaient chavirer,
Se lisait le cachet de Dieu le tout-puissant ;
Mais l'horizon obtus et le vent caressant
Paraissaient le soustraire aux oukases sacrés.
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