13 mars 2007
Le plaisir du train ne va pas sans l'angoisse de mort que dicte sa puissance. Qui n'a jamais, courant, frôlé le bord du quai - échappé au carnage.
J'ai supprimé la ponctuation, histoire d'alléger graphiquement le texte, de laisser davantage d'aisance à l'imagination intonatoire, et l'on aura remarqué que la régularité des vers tend à se
rompre. Alliée aux multiples répétitions - de sons, de mots - elle vient à souligner l'instabilité latente du texte - du narrateur.
Les quais Les quais sont rois
Rois des Rois des passants
D'un geste maladroit
Ils se paieraient leur sang
J'y pense j'y - un songe
Bois bois bois les gens frais
Bois-les comme une éponge
Absorbe-les
C'est le cercle infini
Qui se profile
D'argent comme un penny
Blanc comme le morfil
Roule Roule le fil
Des gémonies
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